La dernière grande aventure 3D de Mario date de plus de 7 ans avec Super Mario Galaxy 2 (3D World ne compte pas vraiment malgré sa très grande qualité), et on peut dire que ce 27 octobre 2017, Mario revient en force avec une immense aventure qui aura bon de vous donner des frissons de nostalgies.

Mario doit sauver la princesse, mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime

La première rencontre avec Cappy

Pour une fois, on assiste pas à un énième enlèvement de la princesse Peach, Mario est déjà sur le bateau de Bowser pour tenter de la libérer. L’ennemi mythique de notre ex-plombier a décidé de se marier avec la princesse et compte bien employer tous les moyens pour y arriver et réaliser le plus grand des mariages. Mais suite à un combat très rapide, Mario est éjecté du bateau et s’écrase au pays des chapeaux où vivent des chapeaux possédés par des fantômes. Mario va faire la connaissance de Cappy qui veut retrouver Bowser pour sauver sa sœur qui se trouve dans la tiare de la princesse. Ils décideront donc de faire équipe afin de sauver leurs demoiselles en détresses.

L’Odyssey, notre vaisseau chapeau

Mais pour partir à la poursuite de Bowser, il nous faudra réparer l’Odyssey, un vaisseau en forme de chapeau qu’il nous faudra alimenter avec des Lunes (remplaçantes des étoiles de Mario 64). Et des lunes, nous allons en trouver des tonnes. C’est là d’ailleurs notre objectif principal, afin d’aller toujours plus loin à la poursuite de Bowser, nous allons devoir en collectionner de plus en plus.

Des lunes, des lunes, des lunes…

Et pour trouver ces lunes, nous allons devoir visiter 16 mondes plus ou moins vastes. Suivant leurs tailles, nous pourrons trouver d’une dizaine à plus de cents lunes disséminées un peu partout. Certaines se trouvant juste sur le chemin, alors que d’autres demanderont de réaliser des missions en tous genres en jouant avec la multitude de gameplay du jeu.

Les nouveaux sbires de Bowser, des lapins très moches !!!

Une bosse dans le sol ? Un écrasement et hop, une lune. Un chemin parallèle ? Une lune au bout. Une montée de mur en mur, suivit d’un lancé de casquette, d’un plongeon dessus afin de rebondir plus loin pour atteindre une plate-forme qui paraissait inatteignable, récompense, une lune. Un boss, que ce soit les sbires de Bowser (au look particulier) ou un boss lié au monde et là, c’est une multilune (soit 3 lunes directement). Et c’est peut-être ce que certain pourront lui reprocher à ce Mario : peu importe ce que l’on accompli, la récompense sera toujours une lune. On peut avoir un sentiment de remplissage facile, car en tout, il y a quand même 999 lunes à récupérer. Et sans aucune aide, ça peut être très très long. Lorsque nous récupérons une multilune après avoir vaincu un boss, le monde subit des petites modifications, ouvrant de nouveaux passages et donnant accès à plus de lunes encore.

En plus des lunes, il y a aussi un certain nombre de pièces violettes disséminées dans les niveaux. Pièces qui servent à acheter des costumes et décorations pour l’Odyssey spécifiques à chaque monde. Ces costumes serviront aussi à réaliser une mission annexe dans le monde afin de recevoir, je vous le donne dans le mille, une lune.

Enfin, nous cumulerons des milliers de pièces jaunes (la petite boite de la poste ne vous servira à rien ici) qui serviront aussi à acheter des costumes communs à tous les mondes ainsi que des lunes et de la vie.

 

Un gameplay aux petits oignons

Mais que serait un Mario sans son gameplay, et il faut dire que là, il relève du génie. C’est le Mario qui possède le plus d’action depuis son passage à la 3d. En plus des sauts habituels, on peut encore sauter contre les murs, faire des sauts en longueurs, des plongeons, des écrasements et j’en passe. Mais la grosse nouveauté est bien sur Cappy, notre casquette possédée par un fantôme. Si on la lance, elle revient vers nous. Mais elle peut aussi attraper des pièces, ouvrir des portes ou tuer des ennemis. Mais on peut aussi la maintenir à distance afin de sauter dessus et de rebondir plus haut, ouvrant toute une multitude de possibilités en plus. Cumulé à la palette de mouvement de Mario, les possibilités deviennent immenses.

La toute première chapimorphose

Mais Cappy nous offre un pouvoir supplémentaire, à savoir celui de prendre le contrôle de plus d’une cinquantaine d’ennemis grâce à la chapimorphose. On passera de la grenouille qui saute très haut, aux goombas que nous pourrons empiler, à des poissons qui seront parfait pour nager sous l’eau sans risquer de se noyer ou encore un tyrannosaure qui anéantira tout sur son passage (grisant mais pas spécialement le plus intéressant au final).

Elles ne sont pas toujours obligatoires, plus une aide dans certaines situations. Mais à d’autre moment, certains passages ou missions nécessitent une transformation précise pour être fait.

Ces transformations remplacent les objets habituels des anciens jeux Mario, mais c’est surtout pour 80% d’entre elles de petites trouvailles de gameplay. Et si certaine ne semblent pas pertinentes au début, passé la fin du jeu, elles sauront parfois révéler tous leur potentiel dans un passage qui les utilises de façon très intelligente.

Mais une chose est sûr, chaque chapimorphose sera l’occasion de diversifier un peu plus le gameplay. Et comme chaque monstre se contrôle avec juste deux boutons, ils se prennent très rapidement en main. C’est simple mais très efficace, vu que le tout répond au doigt et à l’œil.

 

Des mondes très diversifiés à tous les niveaux

Donkey Kong arcade

Pauline dans Mario Odyssey, elle a bien changé la demoiselle

Un autre point à relever est la diversités des mondes. Chacun possède son propre style graphique. Ils ne plairont pas forcément à tous, mais ont le mérite d’avoir des levels design très réfléchis et son au passage des clins d’œil, voir des hommages à toute sorte d’oeuvres. Par exemple, Le Pays des Chapeaux fait furieusement penser à « L’étrange noël de Mr Jack » de Tim Burton alors que Le Pays de la Forêt rappel « Le monde perdu ». Mention spécial pour le Château de Bowser qui est très très classe et le dernier monde, dont je ne dirais rien, qui apporte encore un peu de fraîcheur dans le gameplay et la façon d’aborder les situations.

Certains des mondes principaux possèdent une mission secondaire en plus de celle de le libérer du joug de Bowser et de ses sbires. Alors oui, on n’est pas dans un rpg, il n’y a pas de rebondissements ou révélation, c’est pas le but ici, mais c’est toujours l’occasion de participer à de super moment.

Mais mon coup de cœur personnel est et restera à coup sûr New Donk City, Le Pays des Gratte-Ciel. On y rencontrera Pauline, le maire de la ville et au passage, la toute première femme en détresse que Mario devait sauver dans le tout premier Donkey Kong arcade. L’ambiance y est complètement folle. Ce monde est un véritable hommage à l’image de sa quête annexe qui est certainement le moment le plus dingue du jeu avec un final en véritable feu d’artifice qui nous renverra en enfance (pour ceux qui ont connu), plein de nostalgie dans la tête et les yeux, la banane sur le visage. Un kif absolu à ne surtout pas rater, car à la vitesse à laquelle on récupère les lunes, on peut quitter les mondes en n’en ayant vu que le quart et ce serait une énorme erreur.

Verdict : Indispensable pour tous

Super Mario Odyssey est un jeu assez extraordinaire, proposant un gameplay d’une très grande précision et le plus varié de la série. Il n’est pas la claque que fut Mario 64 en son temps car l’effet whaou de la 3D est passé depuis longtemps mais il est dans la droite ligné de son grand frère. Les mondes sont tous très plaisant à explorer, proposant des tonnes d’idées qui renouvellent sans cesse le plaisir de jeu. La prise en main est immédiate malgré quelque très léger problèmes de caméra par moment. Il ne révolutionne pas les jeux Mario comme Zelda le fit en début d’année mais est un véritable incontournable pour tout possesseurs de la Switch, amoureux de gameplay parfait, et du plaisir immédiat. Du très grand art.

Pin It on Pinterest

Share This