Je vais probablement me faire fouetter pour ce qui va suivre, mais, tant pis, j’assume : Justice League est un bon films de super-héros. Globalement, mon avis rejoint celui de mon camarade Yz, sauf sur quelques points. Mais il faut bien comprendre que ce film a « bénéficié » d’une production chaotique. Comme le veux la coutume chez Warner depuis Man of Steel. Et je n’hésite pas à annoncer que le principal responsable en est le grand patron des studios Warner, celui-là même qui a imposé à Justice League de ne pas dépasser les deux heures. Et c’est aussi cet espèce d’idiot qui impose des révisions de scénario, une communication ni faite ni à faire, ainsi que quelques autres conneries.

Donc, la production de Justice League commence avec ce bon Zack Snyder, tout juste sortit de Batman V Superman après avoir reçu des sceau de merde de la part des médias et de la communauté des fans. Et Zack se dit « on va les écouter et leur donner ce qu’ils veulent ». Et il tourne. Et il arrive même à garder un peu sa patte visuelle. Manque de bol, en plein milieu du tournage, sa fille se suicide. En bon père qu’il est, Zack laisse Justice League aux mains du très capable Joss Whedon (précédemment encensé pour « Avengers », alias le-film-qui-est-trop-cool-car-on-a-tous-nos-super-héros-favoris-dans-un-même-plan). Et après moult séances de reshoot, Justice League sort.

Je précise que je l’ai vu après avoir revu Thor Ragnarok pour la seconde fois. Et je dois reconnaître que Justice League m’a beaucoup plus convaincu que les aventures comiques de Point Break. J’ai trouvé que les séquences de Justice League s’enchaînent assez bien, même si j’ai sentis un changement de ton à partir de BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP, en somme à la moitié du film, sans pour autant que ça soit rédhibitoire. Et même si je trouve la scène de la fleur ridicule à la fin, ce qui me choque encore plus c’est qu’elle soit critiquée par ceux qui ont criés au scandale au vu de la noirceur de BvS car « Batman il tue des criminels, mon dieu c’est horrible ».

Justement, Batman n’est que l’ombre de lui-même dans Justice League car il est au bout du chemin, il cherche un moyen de mourir honorablement. Wonder Woman s’affirme encore un peu plus, au point de dominer le casting autant que ses ennemis. Jason Momoa prouve qu’il est un digne héritier d’Arnold Schwarzenneger, donc parfait en Aquaman. Cyborg est très intéressant dans son traitement, et le fait que seule une partie de son visage soit humain ça ne limite en rien son expression. Pour finir, Flash n’est pas Flash, mais bel et bien un jeune Barry Allen, voire très jeune (pas encore à la PS de Central City), qui cherche sa place dans ce monde. Mais Steppenwolf est sous-employé, voire rabaissé au rang d’ennemi random. Nul doute que, avec 15 minutes de plus, il aurait put être mieux géré. Le scénario est parfois convenu, presque cousu de fil blanc (comme chez Marvel), mais se laisse suivre avec plaisir. Le montage est énergique et ne laisse pas le temps de souffler, bien soutenu en cela par un score efficace, mais sans surprise, du génial Danny Elfman.

Pour conclure, je dirais que Justice League n’est clairement pas le meilleur film de super-héros de l’année, pas plus que ne le sont Thor 3 ou Spiderman Homecoming ! Il faut se rendre à l’évidence : en terme de qualité pure, c’est Logan qui domine les autres productions de la tête, des épaules et des griffes. En fait, toujours de ce point de vue, depuis Deadpool c’est la Fox qui est en train de prouver que le cinéma super-héroïque est un genre qui mérite ses lettres de noblesse.

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