Hello les amis ! Voici enfin la suite de notre dossier sur les origines de la saga Assassin’s Creed. Cette semaine, nous allons nous pencher sur les Templiers.

 

Il était une fois les Templiers

Leur histoire dans la saga Assassin’s Creed est plus un fantasme qui mélange leur histoire réelle avec celle des Francs-Maçons et des Illuminati. Mais voyons cela dans l’ordre (Templiers, ordre… bonne vanne!).

L’ordre des Templiers était un ordre religieux et militaire qui s’est notamment illustré pendant les croisades. Hugues de Payn, fondateur de l’ordre et premier grand maître, se rendit en Terre Sainte pour soutenir le comte Hugues de Champagne. Il y retourna ensuite avec l’aide des chevaliers des chanoines du Saint-Sépulcre pour protéger le tombeau du Christ. En 1120 l’ordre commença à se structurer pour pouvoir sécuriser les voyages entre l’Occident et Jérusalem. Mais pour survivre, l’ordre avait besoin de financement. Aucun problème avec le roi Baudoin II et le premier don du comte d’Anjou. Pour se développer au-delà de la Terre Sainte, Hugues de Payn et quelques-un de ses chevaliers partirent pour faire leur tour de France du financement. Avec succès, puisque à la fin ils furent conviés au concile de Troyes, qui vit leur ordre être adoubé par toutes les autorités religieuses. Et l’Ordre mis en place une sorte de règlement intérieur.

La reconnaissance papale arriva en 1139 par une bulle qui fixa les avantages accordés aux templiers, comme être sous protection du Vatican, avoir ses propres prêtres, n’avoir à répondre de leurs actes que devant le Pape (comme plus tard l’Opus Dei), la possibilité de célébrer la messe partout, celle d’être indépendant du clergé traditionnel en collectant des dons illimités, avoir des cimetières privés, etc… Pour assurer leur développement, les Templiers créèrent un immense réseau de commanderies, grâce aux innombrables dons reçu des grandes fortunes européennes auxquels les Templiers offraient protection militaire et bancaire. Car les Templiers devinrent petit à petit les banquiers de l’Europe.

 

Et là, c’est le drame

On ne peux pas arriver à ce point d’influence sans se faire des ennemis. Plus les Templiers s’installaient en Europe, plus leurs adversaires devenaient nombreux. Le point de non-retour arriva en 1291, lorsque les croisés perdirent Acre, et la Terre Sainte. Les chrétiens furent expulsés, et l’ordre des Templiers fût obligé de déplacer son siège à Chypre. Désormais, leur existence parût inutile aux yeux des grandes puissances européennes. Ce fût le début de la fin. Désabusés, une partie des dignitaires de l’ordre s’adonnèrent à quelques dépravations.

Parallèlement à cela, le roi de France s’opposa au Pape qui avait déclaré officiellement la supériorité du pouvoir papale face au pouvoir royal. Le roi demanda un concile, ce à quoi le Pape répondit en excommuniant le roi. Et tout le pays par la même occasion. L’arrivée, en 1305, de Clément V à la tête du Vatican changea les chose. Il faut bien voir que, au moment de leur chute, les Templiers possédaient une immense fortune, des commanderies dans toute l’Europe et une force militaire de 15000 soldats d’élite. L’ordre étant une juridiction pontificale, il devenait gênant. Mais, lorsque le Pape demandant le soutien des Templiers pour une nouvelle croisade, le maître Jacques de Molay refusa car il crût que son ordre allait être fusionné avec l’ordre des Hospitaliers. Et dans le même temps il refusa de faire chevalier de l’ordre (à titre honorifique) le roi de France. En se mettant à dos ces deux personnages, il scella le destin des siens.

Le roi de France eût l’idée de traduire les Templiers en justice, et son conseiller Guillaume de Nogaret trouva un Templier repentit qui s’appelait Eysquieu de Floran. Il leur parla du reniement du Christ, de crachats sur la Croix, de relations homosexuelles… Le roi de France fît prévenir le Pape, qui demanda à avoir la version des maîtres de l’Ordre. Mais le roi Philippe n’attendit pas et prépara l’arrestation des Templiers en envoyant des émissaires partout, de sorte que à son signal tout les Templiers soient arrêtés en même temps. Ce qui fût fait le 13 octobre 1307, sans aucune résistance de la part des membres de l’ordre. Et tout leurs biens furent réquisitionnés par le roi. Leur procès fût entièrement mené à charge, et seul 54 d’entre eux furent relâchés grâce à des aveux extorqués sous la torture.

En 1313, une commission, menée par des membres de l’inquisition, fût chargée de faire avouer les quatre dirigeants de l’Ordre en leur faisant de fausses promesses. Mais, quelques mois plus tard, ils fûrent emmenés sur le parvis de Notre-Dame. Comprennant la mascarade, Jacques de Molay et un autre maître revînrent sur leurs aveux, fûrent déclarés relaps par l’inquisition et remis à la justice du roi. Qui les condamna à être brûlés vifs sur l’île aux juifs. « Je vois ici mon jugement où mourir me convient librement ; Dieu sait qui a tort, qui a péché. Il va bientôt arriver malheur à ceux qui nous ont condamné à tort : Dieu vengera notre mort. », ce sont les derniers mots du maître de l’ordre pendant qu’il brûlait.

 

L’héritage des Templiers

En France, les derniers Templiers trouvèrent secours auprès de l’ordre des Hospitaliers, qui leur offrit le gîte et le couvert. L’ordre des Hospitaliers existe toujours de nos jours sous le nom d’ordre de Malte. En Espagne, ils furent accueillis par l’ordre de de Montesa, qui a été rattaché à la couronne d’Espagne en 1534. En Allemagne ils se fondirent dans l’ordre des Hospitaliers de façon encore plus transparente qu’en France, et ils continuèrent à avoir une certaine influence. Et en Angleterre cela fût encore plus flagrant car le roi Edouard II les plaça sous sa protection. Et la couronne d’Angleterre fonda carrément l’Eglise du Temple. Le terme désigne à la fois le bâtiment en lui-même, autant que la congrégation qui en avait la charge. Son maître actuel est le révérend Robin Griffith-Jones et est rattaché à l’église anglicane.

Voilà le vrai visage des Templiers. Mais l’imaginaire populaire eut vite fait de mélanger leurs relative survivance aux légendes liés à un ordre plus récent : les Illuminés de Bavière. Plus connus sous le nom d’Illuminati, cet ordre fût fondé en 1776 par des érudits qui voualient guider, secrètement, guider le monde vers la sagesse absolue et erpmettre à l’Humanité d’atteindre la perfeection en visant un idéal de liberté, d’égalité et de fraternité. Oui, notre devise nationale nous la devons aux Illuminati. Un grand maître présidait un conseil suprême composé des membres fondateurs, seuls à connaître les vrais objectifs de l’ordre. Les novices ne devaient que remplir certaines tâches et, surtout, recruter massivement d’autres membres dans toutes les strates de la société civile. Mais les franc-maçons allemands ne virent pas cette concurrence d’un bon œil et usèrent de leur infuence. Les illumnati furent officiellement jetés dans la clandestinité. Contraints de fuir l’Allemagne il se réfugièrent enFrance, en consistuant secrètement un nouvel ordre. A ce stade, la légende prit la relève de l’Histoire et les théories du complot trouvèrent en eux une source d’inspiration inépuisable.

 

Et Assassin’s Creed alors ?

Oui, revenons-en au jeu ! Compte tenu de tout cela, il reçut un bon accueil, grâce à sa réalisation, son scénario, et à l’animation d’Altaïr. En revanche, il était très répétitif, manquait vraiment de missions secondaires et ne donnais au joueur que des petites zones pour évoluer. Mais, au total, il fût vendu à 8 millions d’exemplaires.

Plus que ça, il marqua aussi le monde des jeux vidéo : Metal Gear Solid 4 proposait pour Solid Snake un costume d’Altaïr, tout comme GTA 4 possédait un succès nommé Assassin’s Greed. Et les fans se mirent à remarquer, dans le jeu, des symboles qui pourraient donner des indices sur une éventuelle suite. Ce qui inscita Yves Guillemot, le patron d’Ubisoft, à prendre la décision de faire d’Assassin’s Creed une licence importante en lui offrant une suite.

 

Une suite qui allait dépasser toutes ses attentes…

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