Monster Hunter Stories est donc un j-rpg développé par Capcom, spin-off de la série principale sorti sur Nintendo 3DS le 8 septembre 2017. 

Navirou, le vrai héro du jeu, et notre avatar

Ici, fini l’univers sérieux et violent avec gerbes de sang au passage, le monde de Monster Hunter Stories se veut très mignon et kawaï. On nous met dans la peau d’un jeune rider, qui à la différence des chasseurs, vit avec les monstres en tout amitié.

Hmmm, moyen d’en faire une belle omelette

Grâce à une pierre de l’amitié, les riders créent des liens d’amitiés avec les monsties après avoir fait éclore leurs œufs durement volés dans les nids de montres. Notre avatar (garçon ou fille, au choix) sera accompagné d’un féline nommé Navirou qui sera celui qui parlera constamment à la place du héro. Syndrome du héro muet, mais pas amnésique, ça c’est le rôle de Navirou. Oui, notre avatar n’est là que pour faire mumuse avec les monstres, car à côté de ça, il n’est qu’une coquille vide. Il nous faudra attendre la toute fin du jeu pour l’entendre prononcer ses premiers mots, sans grande importance. Navirou, notre compagnon, est en réalité, le vrai héro du jeu.

Une histoire banal mais qui reste plaisante

Ren, meilleur ami du héro

Au début du jeu, nous jouons un petit tutoriel pour nous mettre dans le bain et le héro et ses deux meilleurs amis, alors apprentis riders rencontrent leur premier monstie. Nous assistons alors à une très belle cinématique ou le village des riders se fait attaquer par un monstre infecté par le fléau noir (le même fléau que dans Monster Hunter 4). Le meilleur ami du héro, Ren, perd alors sa mère, et le monstie qui s’était lié d’amitié avec notre avatar sans besoin de pierre disparaît en nous protégeant, ce qui cèlera les événements futurs.

 

Un cristal de l’amitié corrompu qu’il nous faudra purifier

 Un an après, nous devenons un véritable rider, Ren, dévoré par la haine, part tout seul de son côté combattre le fléau noir, quant à nos deux héros, ils partiront eux aussi à travers le monde afin de purifier les cristaux de l’amitié grâce au pouvoir de l’amitié (pour une fois que c’est pas le pouvoir de l’amour).

Lors de cette chasse aux cristaux, une grosse partie de la trame principale tournera autour de notre petit compagnon à poil. C’est d’ailleurs la seule partie intéressante du scénario. Notre quête, à défaut d’avoir pour objectif de sauver le monde, est banal au possible, malgré quelques rebondissements très sympathiques mais prévisibles. 

Pour un jeune débutant dans les rpg, ce sera à coup sur une super aventure. Mais les anciens du rpg ne seront jamais surpris mais pourront passer un moment agréable à suivre cette histoire.

Même enfantin, ça reste très complet

Mise à part la quête principale qui se finira en ligne droite en une vingtaine d’heure environ, les à côtés non pas été oubliés.

En nous baladant au grès des vents, nous pourrons tomber sur des tanières de monstres standards ou rares, afin de voler un oeuf, récupérer des ingrédients pour créer plein de potions et d’objets différents, et enfin massacrer des tonnes de monstres sauvages. Car oui, même les riders, amis des monstres, déciment des espèces entières. Mais comme dans n’importe quel Monster Hunter, tuer des monstres permet de récupérer des ressources afin de créer et améliorer chez les forgerons toute sorte d’armes et armures, indispensable pour survivre. Chacune aura des propriétés différentes comme une meilleure résistance au froid extrême, au feu ou au poison pour les armures. Les armes, elles, profiteront des mêmes éléments et auront chacune une attaque spéciale. Ce sera donc à nous d’adapter notre équipement selon les différents monstres à combattre. Il en sera de même pour nos monsties qui auront donc eux aussi différentes aptitudes et style d’attaque mais nous en reparlerons plus bas.

Il y a tout un système d’amélioration de nos monstres à base de fusions afin de transférer une capacité unique, ce qui aura pour effet de faire disparaître le donneur, mais permettra au receveur d’acquérir des capacités qu’il ne devrait pas avoir normalement. Ainsi, un Rathian (monstre de feu) pourra rajouter de la foudre dans ses attaques et une résistance contre l’élément dragon. Si ça ne sert pas énormément pendant la trame principale, une fois le jeu fini, et la possibilité de combattre des monstre de haut rang

Un système de combat simple mais qui fonctionne bien

Le double écran des combats

Nous avons affaire à un tour par tour classique qui fonctionne sur le principe d’un pierre feuille ciseau. On choisit les attaques de notre rider entre trois types d’attaque de base ayant chacune un avantage et un désavantage sur  l’autre. Ainsi, l’attaque « force » sera avantagé sur la « technique » qui aura l’avantage sur la « vitesse » qui frappera avant la « force ». Il nous faudra donc apprendre les paternes des monstres que nous combattons ainsi que de ceux qui nous accompagnent car ils font toujours la même boucle d’attaque.

Il nous est possible aussi d’utiliser des attaques spéciales en rapport avec notre arme équipée et de forcer notre monstie à utilisé lui aussi une capacité spéciale. Le reste du temps, il suivra sa boucle d’attaque prédéfinie.

Le fait de réussir des attaques avec l’avantage augmente la jauge d’amitié qui une fois pleine permet de chevaucher son monstre afin de réaliser des attaques duos et une super attaque surpuissante.

Les combats normaux et ceux contre les boss ne sont pas spécialement dur, à partir du moment où on ne les a pas trop souvent évité. Et un level 40 suffira à finir le jeu sans trop de difficulté.

Les trois attaques de bases

Deux attaques identiques se contrent et n’infligent que peut de dégâts

 

 

Verdict : Bon

Monster Hunter Stories est au final un j-rpg très sympathique qui peu jouer à merveille son rôle de premier rpg pour les jeunes. Plutôt simple dans son cheminement de base, il contient un challenge bien plus élevé pour les amoureux du genre. Entre tous les montres (normaux, rare et haut rang) à attraper et les combats en haut rang après la fin du jeu qui seront bien plus compliqués, la tonne de missions annexes à remplir et la tour de l’illusion pour les combats les plus difficiles, il y a de quoi faire pour tout le monde.

Même si il n’est pas exempte de défauts, c’est très loin du ratage que beaucoup imaginaient.

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