High-TechInformatiqueL'informatique durcie : c'est quoi ?

L’informatique durcie : c’est quoi ?

Les matériels durcis sont conçus pour être utilisés dans un environnement hostile aux équipements informatiques et électroniques. Ils bénéficient ainsi de protections spécifiques par rapport aux ordinateurs et périphériques proposés au grand public. Grâce à ce traitement, les professionnels pourront profiter des avantages des outils numériques et automatisés, même dans des conditions difficiles. 

Qu’est-ce que l’informatique durcie ?

L’informatique durcie renvoie aux matériels prévus pour supporter des agressions physiques et thermiques. Au-delà du marketing, l’expression permet de marquer la différence avec les ordinateurs et autres accessoires du marché grand public. Ce type d’équipement n’est d’ailleurs disponible qu’auprès d’acteurs spécialisés comme IP systemes. De plus, l’expérience du fournisseur permet de bénéficier d’outils à la fois robustes, performants et pratiques au quotidien. 

À l’origine, l’informatique durcie a été conçue pour un usage militaire. Le procédé de durcissement s’est ensuite répandu dans le milieu industriel. La démocratisation de ces solutions vient essentiellement de leur robustesse. En effet, les outils durcis peuvent généralement résister aux vibrations, aux chocs, aux chutes, à la poussière, à l’humidité, voire à l’immersion. De nombreux matériels sont également capables de supporter des températures extrêmes. 

Pour s’adapter aux besoins des professionnels, les fabricants ont développé des équipements semi-durcis, durcis et ultra-durcis. Ces termes évoquent trois niveaux de protection et, donc, de robustesse des équipements informatiques. Dans le premier cas, le matériel peut résister à des conditions d’usage spécifiques, comme l’humidité, les vibrations ou la poussière. Il sera alors exposé aux autres types d’agression non prévus comme la chaleur ou les grandes variations de température. 

Qu’est-ce que l’informatique durcie ?
Source : shutterstock.com

Les équipements durcis offrent, en revanche, une meilleure protection contre la plupart des contraintes physiques et thermiques. Toutefois, le niveau de résistance reste limité dans chaque environnement. Il est ainsi important de lire attentivement les consignes d’utilisation et les recommandations fournies par le fabricant. En cas d’usage inadapté, les conditions externes risquent d’endommager l’ordinateur, la tablette, le capteur, etc. 

Enfin, le terme ultra-durci garantit une résistance optimale aux agressions typiques d’une utilisation soutenue dans un milieu hostile. Ce type de matériel peut supporter entre autres l’immersion, les chutes, les températures extrêmes, voire les expositions aux substances chimiques. Pour autant, les outils proposés ne sont pas totalement indestructibles. Il reste important de vérifier les conditions d’utilisation prévues par les concepteurs de l’appareil et des périphériques associés. Sur ce segment, les limites restent néanmoins adaptées aux besoins courants des professionnels. 

En quoi cela peut aider l’automatisation industrielle ?

L’utilité de l’informatique durcie est particulièrement visible dans la sidérurgie et les industries similaires. Ces activités sont caractérisées par l’exposition quotidienne à la chaleur extrême, à la poussière et à la vapeur. Pour automatiser les processus, il faudra installer des équipements informatiques dans cet environnement hostile. Les équipements classiques sont toutefois inadaptés à ces conditions.

Les outils durcis permettent justement de répondre à ce besoin. Avec ces solutions, les industriels pourront notamment s’équiper d’un parc informatique robuste avec ordinateurs, tablettes, capteurs, régulateurs, etc. Ils disposeront alors des éléments indispensables pour mettre en place une chaîne de production automatisée. Ainsi, les matériels durcis contribuent concrètement à l’automatisation industrielle. 

Pour bien choisir ses appareils, il est vivement recommandé d’approcher des acteurs spécialisés dans le domaine. Ces professionnels pourront analyser les conditions d’usage envisagées et déterminer les équipements les plus adaptés. Les industriels doivent également apprendre à décrypter les indices de protection (IP), contre les solides (1er chiffre) et les liquides (2e chiffre). Par exemple, il faudra lire :

  • IP x9K : résistant au nettoyage vapeur et aux jets d’eau haute pression ; 
  • IP 68 : étanche aux poussières et résistant à l’immersion durant 30 minutes à 1,5 m ;
  • IP 67 : protégé totalement contre la poussière et contre une immersion à 1 m jusqu’à 30 minutes ;
  • IP 65 : résistant aux poussières et aux jets d’eau à la lance provenant de toutes directions ;
  • IP 44 : protégé contre les solides de taille supérieure à 1 mm et les projections d’eau venant de toutes directions.
En quoi cela peut aider l’automatisation industrielle ?

La certification MIL STD-810 permet aussi de reconnaître les appareils robustes. Il s’agit d’une norme se référant aux standards de l’Armée US. Ces tests sont reconnus pour leur pertinence concernant l’immersion, l’exposition à la poussière et les fortes variations de température. Effectivement, ce type d’appareil est surtout pensé pour les missions sous-marines ou en plein désert.

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