Comme on a eu pas mal de jours fériés et que j’étais dans le coin, j’ai eu l’occasion de faire un tour à l’exposition « Game » organisée à la Fondation EDF à Paris. Voici ce que j’y ai vu.

 

Quelques mots sur l’expo

L’exposition « Game, le jeu vidéo à travers le temps » est organisée depuis 1er mars et durera jusqu’au 27 août 2017 sous la direction du journaliste spécialisé en jeu vidéo Jean Zeid. Si vous voulez une description un peu plus savante que ce que je suis sur le point de vous proposer, c’est par ici. On vous explique que le but est de rétablir le dialogue intergénérationnel par l’interactivité, on se demande si le jeu vidéo, c’est de l’art. Mais je vous invite quand même à continuer à lire mon article, même si tout ce que je peux vous donner, c’est mon humble avis.

 

L’arrivée

Très clairement, le maître mot de l’exposition, c’est l’interactivité. Ça commence dès la porte d’entrée, où on interagit avec les vigiles en armure. Naaan, j’décoooonne, ils ne sont pas en armure. Mais ils fouillent vos sacs et ils vous enlèvent vos bouteilles d’eau. Aux râleurs : c’est tout à fait compréhensible, avec toute l’électronique qu’il y a là-dedans, il vaut mieux ne pas prendre de risques inutiles. Surtout si on tient compte du fait que ce n’est pas pour rien que j’ai appelé cet article « Déambulations d’une pas-douée à une expo geek ».

Le public

Bref, on entre, donc. Gratuitement. Et là, léger malaise. J’ai l’impression d’entrer dans une garderie. Est-ce la faute de la communication autour de l’expo ? La période pendant laquelle j’y suis allée ? Ou la vision surannée, bien que démentie par les sondages, des Français sur le jeu vidéo ? En tous cas, morbleu, il y a des mioches partout ! Heureusement, j’ai amené mon petit frère de 16 ans. Il fait presque 1m90 et deux fois ma largeur d’épaules, mais c’est un détail. J’ai un mineur pour m’accompagner, ouf.

Là-dessus, on arrive dans un espace qui se décline en trois temps, organisés sur trois étages.

 

Rez-de-chaussée

Le rez-de-chaussée correspond grosso modo à la modernité. Ce qu’on voit en premier, c’est un écran de très belle taille où on peut s’amuser un peu sur le dernier Uncharted. Enfin, je crois, parce que des marmots avaient monopolisé les banquettes et les manettes et que si c’est pour regarder des jeux aussi modernes, je peux allumer la console à la maison. En tournant à

Quelques grands visages du jeu vidéo.

droite, quelques écrans consacrés à FIFA et autres footballeries. À gauche, des enregistrements de streamers, des réactions à des jeux vidéos, le tout en demi-cercle autour de l’écran principal. Le long des murs, quelques éléments d’exposition à proprement parler : pour les curieux, grands noms du jeu vidéo ou évolution de la conception. Personnellement, c’est ce qui m’a le plus intéressé dans cette partie-là de la salle.

Avec mon frère, on laisse tomber les jeux modernes et on s’avance vers le fond. Là, trop cool, on tombe sur un simulateur de conduite type arcade ! Mais il y a une queue de dix minimoys au regard féroce, bave au menton et morve au nez. Face à leur pouvoir dissuasif, on décide de laisser tomber. On se dirige donc vers un jeu de type Dance Dance Revolution, vous savez, la borne d’arcade pour remuer votre popotin dont sont si friands nos amis Japonais ? Et là… C’est. Trop. L’humiliation. Mon frère qui a la coordination corporelle d’un phoque sur la banquise fait un score environ 30 fois supérieur au mien. On s’casse. Enfin, je rage quit et il me suit en se payant ma tronche.

La pas-douée continue à déambuler à l’expo geek et se dirige vers une Game Boy géante. Je vous ai dit à quel point cette expo est interactive ? Après une petite humiliation sur Tetris devant un public sidéré par mon incompétence (mon frère n’a pas fait mieux, je précise !), on se dirige vers les parties plus théoriques de l’étage : anciennes consoles, une ou deux salles plus informatives, de quoi oublier ma nullité quelques instants. Enfin, pas tout à fait, parce que j’ai réussi à déclencher une alarme laser qui a rameuté tous les vigiles de l’expo et a failli nous faire éjecter (Rappel du titre : « Game : déambulations d’une pas-douée à une expo geek »).

 

Deuxième étage

OXO, un jeu de 1952.

OXO, un jeu de 1952.

Le deuxième étage, c’est le paradis du geek à travers les âges. Il y a quelques éléments d’exposition informatifs, mais la plupart de l’étage est interactive. Mon frère et moi, on a des étoiles dans les yeux quand on découvre les premières versions de Spacewar de 1962 sur oscilloscope. On encore plus ancien, Tennis for two de 1958. Et datant complètement de Mathusalem, OXO, un morpion de 1952. Sur ordinateur, s’il vous plaît.

Personnellement, ce sont ces jeux anciens qui m’ont le plus intéressée dans une expo sur l’histoire du jeu vidéo. C’est un peu comme embarquer dans une machine à remonter le temps et appuyer sur le bouton « Paléolithique ». Ceci dit, la collection est complétée par un certain nombre, pour ne pas dire un nombre certain, de jeux plus ou moins récents dans des genres très différents, des premiers Tomb Raider à Pacman en passant par Donkey Kong, et d’autres que je ne vous révélerai pas parce que vous n’avez qu’à aller voir vous-mêmes.

 

Sous-sol

Comme on est hyper logiques, on est allé du premier étage directement au sous-sol. Une surprise nous attendait là, à savoir la possibilité de tester la réalité virtuelle (VR) sur le casque de Sony pendant quelques minutes. Je trouve ça pas mal, pour une expo gratuite. L’attente a été plutôt brève, l’équipe fort sympathique et l’expérience bien plaisante. Que demander de plus ?

 

Le mot de la fin

En conclusion… Vous en avez pour une à deux heures à déambuler dans des salles assez bondées, selon le temps passé sur chaque poste, et il faut vous armer de patience pour accéder à la plupart des jeux. J’imagine bien sûr que ça dépend du moment où vous vous rendez à l’expo, ceci dit. Le profit que vous pourrez tirer de votre visite sera surtout celui de l’expérience. Les organisateurs ont en effet clairement fait la part belle à l’interactivité, et les parties « expo » passeraient presque inaperçues. Du coup, on a une ambiance « salle de jeux » qui fait qu’on a bien envie de revenir. Est-ce que ça vaut le coup de faire le voyage depuis l’autre bout du pays juste pour voir cette expo ? Je n’irais sûrement pas jusque-là. Mais si vous êtes dans le coin, ou si vous êtes un autochtone qui cherche à occuper agréablement un peu de son temps, eh bien pourquoi ne pas faire un petit détour !

 

Données de l’expo

Durée: 1er mars – 27 août 2017

Tarifs: Gratuit

Horaires: Du mardi au dimanche de 12h à 19h

Adresse:

Espace Fondation EDF
6, rue Récamier 75007 Paris

Page internet de l’expo:

http://fondation.edf.com/espace-fondation-edf/nos-expositions/game-le-jeu-video-a-travers-le-temps-583.html

Anna
Anna Administrator

Je rédige des trucs, je traduis des machins, et surtout, je geek, je geek, je geek!

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