Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Enfin ! Enfin un film français qui ambitionne de concurrencer les américains sur leur terrain : celui du blockbuster de science-fiction. Valérian et la cité des milles planètes est l’adaptation du chef d’oeuvre de Pierre Christin et de Jean-Claude Mézières. Produit pour environ 200 millions d’euros de budget, il est le film le plus cher de l’histoire du cinéma français. Et donc aussi un vrai pari pour Luc Besson qui met complètement en gage la survie d’Europa Corp pour donner corps à sa vision. La question est de savoir si le pari est réussi ou pas.

 

Pour commencer, je dois reconnaître que cela fait longtemps que je n’avais pas vu un Besson de ce niveau. Probablement depuis le Cinquième Élément, en fait. Et la première heure confine presque au génie et Besson y tutoie James Cameron et son Avatar. Il faut dire qu’il est bien aidé en cela par les magiciens des effets spéciaux de Weta (Le seigneur des anneaux, king kong, man of steel…) qui sont vraiment au sommet de leur art. Mais, passé ce cap, le film baisse drastiquement de niveau, la faute à un scénario trop convenu. Même si efficace.

 

Le casting, quant à lui, m’a permis de découvrir que oui, Cara Delevigne peux être une actrice. Sa dernière prestation dans le nanard interstellaire qu’est Suicide Squad m’avais donné envie de lui coller des baffes, mais là, dans Valérian, elle trouve dans le personnage de Laureline ce petit supplément d’âme qui lui permet de dominer le reste de la troupe. Dane Dehaan s’en sort très bien aussi, même si on espère que les suites prévues permettront d’étoffer le personnage de Valérian. En revanche, tout les autres sont complètement anecdotique. Même Ethan Hawke, c’est un comble. Donc la prochaine fois, monsieur Besson, il faudra penser à écrire de bons seconds rôles ! 

 

Alors, vous allez me demander quel est mon sentiment au sortir de ce film ? Eh bien la satisfaction de voir que notre niveau de maîtrise nous permet de faire aussi bien que les américains, que le grand Besson des années 80-90 bouge encore quand il se laisse aller à l’onirisme, que Valérian est l’univers de SF français par excellence et qu’il mérite d’être approfondi au cinéma. En revanche si on peut s’arrêter là pour l’introduction d’une saga, il faudra impérativement faire mieux pour le prochain. Parce que, au-delà d’adapter l’univers d’un chef d’oeuvre, c’est aussi l’occasion pour le vrai Luc Besson qu’on aime tant de renaître.

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