Synopsis : À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »… 
Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu’un petit garçon poursuivant son bateau en papier s’est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou …

 

27 ans après la version de Tommy Lee Wallace, Ca entame un nouveau cycle avec la version de Andres Muschietti. Adoubée par le maître Stephen King en personne, ainsi que Tim Curry, que vaux-t-elle vraiment ?

 

« Ils flottent, Georgie… Ils flottent tous ! »

Ca version 2017 dure 02h15 et couvre uniquement la partie concernant le passé du club des ratés. De fait, cette durée est légitimée par le fait que scénariste et réalisateur ont optés pour une approche beaucoup plus fidèle au livre que ne l’était le téléfilm avec Tim Curry. Mais les dialogues ont été légèrement actualisés, et le club des ratés fonctionne selon des rapports amicaux très modernes. Les jeunes spectateurs avec lesquels j’ai put discuter à la fin de l’avant-première m’ont confirmés s’être facilement identifiés. Je dirais même qu’il y a une légère sexualisation du propos, même si moins prononcée que dans le livre. En revanche, cette fois, seuls certains membres du club sortent réellement du lot. A savoir essentiellement Bill et Beverley. Ben et Ritchie sont moins bien traités, et tout les autres deviennent secondaire pendant la grosse moitié du film. Mais ce défaut s’estompe pendant les affrontements collectifs avec Ca. Et, justement, quand on parle du loup, le clown maléfique interprété ici par Bill Skarsgard est très réussi ! Là encore, c’est une vision moderne, qui parfois est un peu trop directe à mon goût mais qui reste très cohérente sur l’ensemble du film. Amateurs de subtilité, vous pouvez passer votre chemin : ce clown annonce d’emblée la couleur, et laisse tomber le côté séduction du Pennywise de Curry ! En revanche, il le remplace par un instinct de survie à toute épreuve. Le reste du casting fait le boulot, ni plus ni moins. Mais il colle à l’esprit du livre, notamment les adultes qui sont presque aussi effrayants que Ca. Mention spéciale au père de Beverley…

 

Une esthétique travaillée

Esthétiquement, l’influence de certaines séries se fait sentir, American Horror Story en tête. Les équipes du film ont vraiment travaillées les décors, qui fourmillent de détails. Mention spéciale à la vieille maison et aux sublimes lueurs mortes. Les costumes, et particulièrement celui de Pennywise, font l’objet du même soin. Le résultat ne deviendra peut-être pas aussi culte que le téléfilm de 1990, mais il faut néanmoins saluer sa qualité. Il y a aussi tout un travail sur l’image, avec un rendu intéressant partagé entre l’esthétique 90 et des cadres modernes. Et la gestion de la lumière est extrêmement importante, car utilisée comme source d’angoisse de façon assez subtile et intéressante. 

 

En conclusion, Ca version 2017 est une excellente adaptation du roman d’origine, et un excellent film d’épouvante. Là où d’autres cherchent soit à trop sortir des sentiers battus, soit à trop y rester, il semble que le film d’Andy Muschietti ait trouvé un très bon compromis !

 

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