Wonder Woman, Justice League, Thor Ragnarok… Enormément d’oeuvres se font gratuitement critiquer en ce moment sur les réseaux sociaux. Mode passagère ou non ?

De l’émergence du bashing

Depuis l’émergence des réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook, Instagram et consorts, l’anonymat relatif qu’ils fournissent a encouragé les internautes à donner leur avis, à le partager, mais aussi à avoir moins de retenue et aussi moins de subtilité ou de discernement. Nombre d’entre eux se cachent derrière des pseudonymes (dont la profondeur n’a d’égale que leur médiocrité) pour dire tout et n’importe quoi sur tout les sujets. Prenons l’exemple de Wonder Woman. Troisième personnage de la Trinité de DC Comics à apparaître dans le cadre du DCEU, le film qui sortira au moins de juin est la première adaptation cinématographique de la fière Amazone. Dès que sa présence a été annoncée dans Batman V Superman les fans attendaient l’annonce de casting avec impatience. Et là, patatra, au lieu de prendre une jeune actrice bien en chair pour que les boutonneux puissent fantasmer, les studios Warner ont choisit Gal Gadot. S’en suivi un déferlement de tweets du genre « Quelle honte ! Elle est anorexique donc elle ne peux pas être Wonder Woman » et autres joyeusetés. Donc déjà non, Gal Gadot n’est pas anorexique, elle est juste grande, mince et sublime. Je rappelle que, à ce moment, BVS n’était pas sortit. Après avoir vu le film, les mêmes ont descendu le métrage de Snyder (diffusé en version courte au cinéma) pour cause de non-respect du matériaux d’origine et ont trouvés le moyen d’encenser Gal. On croit rêver. Et voilà que Wonder Woman subit le même sort. Comme quoi les cons n’apprennent pas à se remettre en question…

Pour commencer je vais vous dire ce que je vois, moi, dans cette bande-annonce. Déjà on nous présente Themyscira, lieux de vie des Amazones, et la famille proche de Diana Prince. On découvre que depuis sa plus tendre enfance elle a été élevée dans le but d’être une guerrière de légende et de protéger ses congénères d’une invasion humaine. Jusqu’au jour où sa rencontre avec Steve Trevor lui fait prendre conscience que elles ne sont qu’une partie d’un monde qui les dépasse. Et qu’elle doit y prendre sa place. Et pourtant ce sont ses aisselles qui agitent Twitter…

De la gratuité du bashing

Sous prétexte que ses aisselles sont épilées, les twittos américains ont criés au scandale car « une Amazone vit loin de la société de consommation, n’est pas soumise aux influences de la mode et n’a pas les commodités ! De fait, une Amazone digne de ce nom ne s’épile pas » ! Sauf erreur de ma part, c’est un film donc une OEUVRE DE FICTION  ! Donc merde. Et surtout, certains films se permettent de dire que le film est une catastrophe, une honte, une merde, alors qu’ils ne l’ont pas vu. Et pour cause, car il ne sort qu’en juin. Et pour l’argument qui consiste à dire que certains ont dut voir des séquences exclusives, je dit que le montage final du film ne sera terminé que courant de la deuxième quinzaine d’avril (pour qu’ensuite les studios de doublages fassent leur taf). Donc comment peut-on réellement juger de la qualité d’un film de deux heures sur la base d’une bande-annonce de trois minutes montée par le département marketing.

 

 

Pour conclure, je dirais que cette mode agaçante ne dois rester qu’une mode, et je ne peux qu’espérer que les internet reviennent à un peu plus de mesure…

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